Château Laroche au sommet
Par Patrick DUSSERT le mardi 11 septembre 2007, 18:54 - Lien permanent

Classement : http://www.guidedesvins.com/cotes-de-bordeaux.php
Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Martine Palau associe le charme et le talent, et a été la pionnière pour les vinifications en barriques dans son appellation, en laissant s’exprimer au mieux le Merlot, ce cépage qui s’harmonisait parfaitement avec son terroir, et en élevant des vins puissants mais où la finesse et l’élégance sont omniprésentes.
"Nous avons fêté mes trente ans sur la propriété, précise Martine Palau. Trente ans, cela permet d’avoir du recul, une grande expérience, une très grande connaissance du terroir, des vins, et c’est justement cela qui est très intéressant et gratifiant. Chaque année c’est comme un enfant que l’on met au monde, un nouveau challenge, c’est ce qui me passionne dans ce métier. Quand je suis arrivée, j’ai suivi les cours d’Émile Penaud à la Faculté d’Œnologie de Bordeaux et, très rapidement, je me suis intéressée à la vigne car la qualité des vins découle directement de celle des raisins. Nous avions la chance de posséder d’excellents terroirs, il fallait leur permettre de s’exprimer. Avec l’expérience, on se rend compte que ce sont toujours les mêmes parcelles qui donnent les meilleurs vins, le secret de la réussite c’est la meilleure adéquation entre l’encépagement et le terroir. Pour produire le Laroche Bel Air, j’ai acheté des barriques. Dans l’appellation Premières-Côtes-de-Bordeaux j’ai été une pionnière car la vinification en barriques ne se pratiquait pas. Je me suis rendue compte notamment au fil des années, que le Merlot était un cépage qui s’harmonisait parfaitement avec mon terroir. La limitation des rendements a été l’une de mes principales préocupations et cela se retrouve à la dégustation. L’ensemble de la propriété est à une densité de plantation de 5000 à 5500 pieds/ha et à majorité de Merlots (80%). J’investis beaucoup au niveau de la vigne, lorsque je replante, je le fais avec beaucoup de rigueur en faisant établir une analyse de sol en profondeur pour adapter les clones. Le 2005 est un très beau millésime mais c’était une année de sécheresse on a un beau fruit très mûr, c’est rond en bouche, il fait penser au 2003, très charnu, très gourmand, un peu en dentelle. En 2006, la qualité est supérieure, on a eu des apports de pluie au bon moment, on obtient un vin beaucoup plus équilibré. Le terroir argilo-calcaire et bien graveleux sur les pentes, où est planté le vignoble, a bénéficié d’un drainage naturel et de sols chauds. Les Rosés et les Blancs 2006 sont dans la continuité des 2005, d’une belle fraîcheur et très fruités au nez. Château Laroche 2006 sont des vins très denses, charnus, concentrés, très aromatiques, très intenses et plus concentrés que les 2005. Ceux de Laroche Bel Air s’affirment par une belle puissance en bouche. Nos étiquettes vont évoluer, on reste toujours dans le bleu, (une couleur que j’affectionne particulièrement), mais il s’agira d’un “bleu jean” au lieu du bleu pâle, associé à des notes de brun chocolat et de jaune safran. Des tons très fondus pour des étiquettes épurées aux capsules assorties, un style sobre et chic. Les étiquettes Château Laroche Bel Air seront d’un joli brun tabac avec des notes argentées. L’étiquette du Saint-Émilion Château Pontet-Teyssier sera aussi d’un petit format carré comme Laroche Bel Air mais dans les tons de jaune safran avec des touches dorées. Château Laroche Blanc 2006 : belle couleur jaune pâle, notes fraîches d’agrumes, arômes délicats de fleurs blanches, bouche parfumée et suave, très bel équilibre entre acidité et fruit, parfait à l’apéritif ou sur des poissons cuisinés. Château Laroche Rosé 2006 : belle robe, nez intense de petites baies rouges et de framboise, bouche gourmande et légère, finale fraîche et suave. Château Laroche Bel Air 2005 : élevé en fûts de chêne, robe rubis foncé, nez très prononcé de fruits rouges, notes vanillées, bouche ample, belle intensité aromatique, tanins fins et serrés, un vin élégant et puissant, très prometteur. Bel Air 2004 : le vin est d’une belle robe rubis foncé, nez de petits fruits rouges et notes toastées, bouche suave, bel équilibre, et mérite d’être attendu trois à quatre ans. Château Laroche Rouge 2005 : nez suave de fruits rouges, bouche gourmande, tannins fins, longueur en bouche, belle évolution d’ici quatre à cinq ans. 2004 : robe grenat foncé, nez de truffe, de sous-bois et de fruits mûrs, bouche ronde et savoureuse, très agréable dès à présent. Château Pontet-Teyssier Saint-Émilion Grand Cru 2006 : une très grande concentration, supérieure au 2005, avec un nez de fruits noirs mûrs, une bouche intense et généreuse et de beaux tanins expressifs et typiques du terroir, d’un beau potentiel de garde. 2004 : robe grenat, nez harmonieux de fruits, tanins soyeux. Pour ce vin, Martine Palau, privilégie l’harmonie et l’équilibre à la concentration. Nous essayons de relancer le marché export, nous sommes déjà au Québec et développons notre présence sur les autres provinces anglophones, où nous cherchons des agents. Nous avons aussi des projets en Amérique du Sud. Pour apporter toujours plus de service à nos clients particuliers, avec lesquels j’ai une véritable relation de confiance, nous sommes en train de créer un nouveau site internet simple et convivial (www.chateaularoche.com)."






























